Ah mais dis donc, ça fait super longtemps qu'on s'est pas vus toi et moi. 

Un an quoi. Presque.

Bon, ben commençons par le début. Ca va bien toi? Quoi de neuf dans ta vie?

Moi? Bon, je vais tenter de te faire un résumé rapide.

Je vois toujours Paul régulièrement. Enfin, régulièrement... Quand il me convoque quoi. Ce qui est arrivé deux fois depuis mon dernier billet ici. Ben oui, il est pas très constant Paul. En général, il te convoque un peu plus juste quand les médias annoncent que le chômage a fait un nouveau bond. Il te titille un peu, te menace de radiation si jamais tu vas pas à un atelier supra productif pour refaire ton CV, parce que si tu trouves pas de travail, ça doit être que ton CV ne va pas. Tu l'as pas changé depuis la dernière fois qu'ils te l'ont fait refaire, mais non, il ne va pas, allez savoir pourquoi. Ou il trouve d'autres raisons de peut-être te radier. T'as toujours pas de boulot, ça, ça change pas mais lui, il t'as plus dans ses listes, donc ça fait bien. Ca fait genre le gouvernement et les gens qui travaillent chez Paul, ils ont tout bien fait pour que le chômage baisse, youhou, tout va bien, c'est la fête pour tout le monde. Après, si tu fais tout comme il faut, la plupart du temps, il te fiche la paix. Heu, t'aider vraiment à trouver du travail, il y a pensé une fois mais en réfléchissant, ça lui aurait fait trop de travail, il préfère brasser de l'air.

C'est pas que je crache dans la soupe et que je met tout le monde dans le même panier, je suis déjà tombée sur des conseillers qui semblaient vraiment faire leur boulot... C'est juste qu'en général, ceux-là, je les vois une fois et un petit tour et puis s'en va. Le reste du temps, ben le monsieur ou la dame remplit ses petites cases, tant pis si ça correspond ni aux études que tu as faites, ni à ce que tu aimerais faire, et pas vraiment des masses avec ce que tu as déjà fait. Il te sors deux trois annonces auxquelles tu avais déjà envoyé un CV (merci monsieur), t'inscris à deux ou trois ateliers histoire de faire genre 'j'ai fait quelque chose pour toi' et au revoir, à la prochaine fois. Ah oui, et n'oublions pas que t'inscrire à un atelier pour le surlendemain sans te demander si ça fait pas court pour t'organiser (moi ça va, mais celles qui ont des enfants qui doivent trouver une baby sitter en deux jours, bien joué), atelier d'une journée entière, soit dit en passant et qui finalement est annulé... le jour de l'atelier, quand tu arrives le matin. Ben c'est normal, tout va bien. Comme de te faire poireauter au premier rendez-vous de la journée où tu es arrivé à l'heure parce que quand même, faut bien prendre le temps de boire son petit café en papotant avec les collègues et en te regardant bien pendant à peu près toute la conversation en faisant mine de pas te calculer, bon, ben ça aussi c'est normal... Par contre, le jour où tu es pris dans les bouchons et que tu arrive en retard à ton rendez-vous, tu n'as même pas le temps d'avoir ouvert la bouche que tu te fais déjà engueuler pour ton retard.

Sinon, quoi d'autre? J'ai fait un cauchemard récurrent où une sorte de vieille blonde azymutée faisait habiller tout le monde en rose et bleu pour aller faire des manifestations parce qu'elle avait peur que donner plus de droits à ses voisins allait lui en enlever à elle (des droits).

Vous dites? C'était pas un cauchemard? C'était la réalité? D'accord, au temps pour moi. Ca ressemblait quand même vachement bien à un cauchemard quand même. Sauf la fois où elle a essayé d'exposer son point de vue à un média anglophone. Là, ça ressemblait plus à une mauvaise comédie tellement elle s'enfonçait bien en trouvant pas un seul mot pour s'expliquer. Oui ma grande, quand on sait pas parler anglais du tout, le mieux, c'est quand même de pas essayer dans ce genre de conditions. Et le pire, c'est qu'elle et ses disciples ont pas compris qu'une fois que la loi est votée, certifiée conforme à la constitution et tout, c'est plus trop la peine de continuer à manifester en fait.

Oui, parce qu'elle est passée cette loi. Malgré les manifestations aux slogans discutables ('un papa, une maman, on ment pas aux enfants' on en reparle une autre fois d'accord? Vais sûrement pas me faire que des copains sur ce coup là moi) et les menaces de mort (ça, c'est de l'argument 'j'ai tellement raison que si tu dis le contraire, je te tue, même à la maternelle j'ai connu des mômes qui avaient plus de répondant que ça), elle a été votée.

J'ai donc pleuré le 23 avril devant ma télé quand Claude Bartolone a annoncé le résultat du vote de l'assemblée nationale et que j'ai réalisé que j'étais en train de vivre une part d'histoire. J'ai repleuré un peu en mai quand le conseil constitutionnel a confirmé qu'il n'avait rien à redire. Et j'ai versé ma larme le 29 mai devant le mariage de Vincent et Bruno.

Parce que, encore une fois, c'est historique. Mais surtout parce que c'est de l'amour. Parce que j'ai vu tellement d'émotion dans leurs yeux. Et parce que je ne me suis pas sentie trop voyeuse, vu qu'il n'y a eu que la cérémonie à la mairie qui ai été filmée, ensuite, ils sont allés fêter ça avec sa famille, leurs familles... LEUR famille. Oui, oui, si je dois choisir un moment préféré de la cérémonie, c'est celui là, quand Vincent, dans son discours a dit "je remercie ma famille", s'est repris en disant "nos familles" et Bruno l'a coupé pour dire "NOTRE famille" parce que yes, maintenant, ils sont une famille.

Sinon? Ben sinon, c'est la guerre ouverte. Une guerre de malade qui tient twitter et facebook en halène depuis des mois. Quelle guerre? Et bien, celle qui oppose les CrissColfer shipper à ceux, à peine plus mesurés qui shippent Miarren et Chill.

Tu ne sais pas du tout de quoi je parle? Tu ne connais pas ta chance crois moi. Fais comme moi, contente toi d'être fan de Chris Colfer et de Darren Criss en respectant leur choix de ne pas étaler leur vie privée. Oui, parce que savoir avec qui ils couchent, c'est pas notre problème. Tant qu'ils font bien leur boulot. Qui, je le rappelle, consiste en jouer des personnages qui ont été écrits pour eux. 

Ceci était censé être une transition à peu près subtile pour parler de ça.

Tu vois pas le rapport? Je t'aide. En ouverture du festival, grande projection en avant-première de Struck, premier film écrit pas Chris Colfer (me lancez pas sur ce gamin, je veux même plus entendre tout ce qu'il a déjà fait à tout juste 23 ans, je me sens toute petite.). Séance en présence de Chris himself et de Roberto Aguire, un des acteurs du fil, qui répondront aux questions des spectateurs après la séance. Si tu n'as pas pu avoir de place (sold out en 12 minutes), deuxième chance, ils font une autre avant première le 13 juin, hors festival, places en vente à partir de lundi 10 à 20h sur le site d'UGC.

Et en cloture du festival, Imogene, film avec en tête d'affiche la sublime Kristen Wiig et pour la première fois au cinéma, Darren Criss donc. Et comme le Champs-Elysées film festival et Eurozoom (qui distribue les deux films en France) ils assurent à mort, Kristen et Darren viennent aussi pour répondre aux questions du public à l'issue de la séance. Si tu n'as pas de place, c'est pas trop la peine de chercher, ça s'est vendu encore plus vite que Struck cette affaire là. Mais bon, Eurozoom, ils sont pas du genre à faire les choses à moitié, deuxième séance le 19 juin et les billets sont mis en vente, pile en même temps que ceux de la deuxième séance pour Struck.

Donc, conclusion, si tu n'as pas encore tes tickets pour l'ouverture/cloture, c'est mort, c'est trop tard. Par contre, pour le reste de la programmation du festival, tu es encore dans les temps et crois moi, ça vaut le coup. Des avants-premières françaises et américaines, en présence des équipes des films la plupart du temps, des rediffusions de films cultes, une bonne programmation jeune public, des sélections de courts-métrages par des étudiants des meilleures écoles de cinéma de France et d'Amérique... Vas faire un tour sur leur site, tu verras. 

Viens faire un tour, on se croisera peut-être. Je porterai un tee-shirt aux couleurs du festival. On sera une trentaine à porter le même et à vous aider si vous êtes perdus.