Il y a quelques années, j'étais étudiante. Genre en troisième année à la fac. Je doutais de plus en plus de mon talent potentiel comme comédienne (oui, ben je te rappelle que dans ma promo en première année, y avait Tahar Rahim, entre autres, genre, y avait du niveau quand même! On a le droit d'avoir une grosse crise de doute non?) et je commençais à me dire qu'il fallait que je pense sérieusement à un plan B quand même. Oui mais le problème c'est que si tu veux, ça faisait quand même déjà quasiment 10 ans que je voulais être comédienne ou à la limite un métier dans le monde du spectacle vivant. Mais je me voyais pas ailleurs.


Ca, c'est la plus belle vue au monde

Donc, j'étais en troisième année à l'université. Bon, déjà hein, on est d'accord que l'université c'était pas franchement le bon chemin, mais bon, c'était plus ou moins le minimum imposé si je voulais espérer avoir droit à une petite aide financière du côté des parents. Et quand on a 18 ans, on se laisse facilement convaincre que la fac c'est THE place to be pour faire tout ce qu'on veut dans la vie. Enfin moi en tout cas, j'y ai cru, j'étais naïve. Très influençable. Surtout par lui. Mais ça, c'est une autre histoire.

Bref! J'étais en troisième année (on va y arriver au bout de ce billet, tu vas voir, on va y arriver).  Et je cherchais ce fameux plan B. Et un soir en visite chez Petite Soeur qui recevait aussi une de ses copines, on en a un peu parlé toutes les trois. Moi soutenant que je ne me voyais vraiment pas travailler dans un autre domaine et elles me mettant en garde contre les difficulté de ce monde de paillettes. Non, de ce monde en général en fait. Et en même temps, en y réfléchissant elles l'ont bien dit, sept ans plus tôt (donc quand elles avaient à peu près l'âge que j'avais à ce moment là), elles n'ont plus n'avaient pas réélement de plan B en tête. L'idée que ça pourrait ne pas marcher et que peut-être elles se lançaient dans des études pour rien, oui, mais vraiment aucune idée de quoi faire d'autre.

Et, heu, comment dire? Ben j'ai pas encore atteint les septs ans de plus, mais je vois toujours pas. Oh oui, je suis capable de faire d'autres choses, c'est quand même pas comme si j'avais 2 de QI, je sais faire autre chose. Je suis techniquement capable de travailler dans un autre domaine. Mais sur le long terme, il n'y a aucun métier, je dis bien aucun, qui n'ai grâce à mes yeux au point de vouloir le faire une vie entière. C'est de l'alimentaire, plus ou moins agréable (ou désagréable, tout dépend du point de vue) mais que je me refuse à voir autrement que de façon ponctuelle. Ponctuel, dans le sens de quelque chose qui ne dure pas dans le temps, pas dans le sens d'être à l'heure.

Du coup, j'ai toujours pas de plan B, sauf qu'en plus, j'ai bien bien quitté la route là quand même. Et j'ai pas les économies qui pourraient me la faire regagner cette route. Tu crois que si j'organise une collecte ça peut marcher? "Pour me payer trois quatre ans d'études dans une vraie école de théâtre". Histoire d'être fixée une bonne fois pour toute sur mon éventuel talent, ou non.

Bon, sinon, si tu as un théâtre et qu'il te manque quelqu'un dans ton équipe, genre pour les relations publiques, à la billetterie, comme ouvreur ou n'importe quoi du moment que ça me donne accès à l'envers du décors, ben tu cliques sur le lien contacter l'auteur dans la colone de droite et tu m'en touches deux mots, je suis disponible. Immédiatement. Normalement, c'est un atout sur un CV ça d'être disponible immédiatement.