"Il est 4h du matin. Y a plus rien à boire là. Une pression, c'est plus possible. Mais non, c'est pas qu'on veut t'empêcher de boire, c'est juste que là, y en a plus, c'est tout. M'enfin, de toute façon, tu crois pas que t'as assez bu là? Allez, vas y, rentre chez toi, vas te coucher. Je vais pas te dire que ça ira mieux demain, parce que là, je crois que tu te prépare une bonne migraine au réveil. Alors regarde, la porte de sortie elle est par là. Ouais, vise un peu plus à gauche... Et puis tient, oublie pas ton pote, guide le vers l'issue parce qu'il est encore plus mal que toi. Oui, oui, c'est ça, va finir la soirée où tu veux, du moment que tu sors pour que je puisse aller me coucher. Oui parce que toi je sais pas, et en fait ça m'est égal, mais moi, je suis là depuis un peu plus de 12h et j'ai juste pris le temps de me poser une ou deux heures pour manger. Allez, regarde, il est quatre heures et demi là..."

T'as déjà essayé de faire partir un mec bourré quand il est bien accroché au bar toi? Non mais sans rire. Et plusieurs, t'as déjà essayé? Plusieurs mecs, je dirais même plusieurs personnes, à divers stades de l'ivresse, mais ayant à peu près tous dépassé LA limite.

La limite dont je parle, elle se compte pas en nombre de verre, ni en g/l d'alcool dans le sang. Non, parce que la limite en nombre de verre ou en g/l, elle est très variable de l'un à l'autre. Chez moi par exemple, comme j'ai pas du tout l'habitude de boire, elle est très très basse. Chez d'autres, des vrais routards du samedi soir, elle est bien plus élevée. C'est la limite à partir de laquelle ton niveau de contrôle de toi-même est devenu tellement bas que tu ne controle plus vraiment.

On a essayé pas mal de techniques pour les faire partir (et enfin rentrer nous coucher sacr* n** de d*** de bor*** de m****).
La première : rallumer toutes les lumières. Il paraît qu'en boite ça marche... Ben là, ça a fait partir ceux qui n'avaient pas dépassé la limite, pas les autres.
La deuxième : ranger toutes les boissons non alcoolisées. Ca leur a fait ni chaud ni froid ça, de toute façon ils en avaient pas bu une seule de la soirée.
La troisième : ne plus avoir de bière. Là, il a commencé à y avoir un vague fremissement, mais alors très vague vu qu'il restait encore d'autres alcools.
La quatrième : démonter la buvette, ranger toute la salle. Ouais, ils nous ont regardé faire, ils ont même pas vu le départ du recyclage je crois, ni le retour tu me diras. Ils restaient bien accroché à la seule table qu'on leur avait laissé (impossible de la leur prend

La dernière solution, la seule, la vraie, celle qui marche : éteindre toutes les lumières et donner l'exemple en se dirigeant vers la sortie.

Ouf, ça y est, on peut aller se coucher, enfin! C'est pas trop tôt! C'est quand même dommage que ce soit pile le moment où mes pieds décident de refaire surface... j'ai dit que j'avais envie de dormir put***!!!